Publier régulièrement sur les réseaux sociaux n’est pas une simple habitude à adopter, c’est un pilier fondamental de toute présence numérique efficace. Pour les entrepreneurs du secteur du bien-être et de la santé mentale, cette régularité représente bien plus qu’une visibilité accrue : c’est la clé pour établir une relation de confiance durable avec son audience. Chaque publication devient une opportunité de démontrer son expertise, de partager de la valeur et de créer un dialogue authentique avec les personnes qui recherchent justement ce que vous proposez. La question ne se limite donc pas à « dois-je publier ? » mais plutôt à « comment publier de manière stratégique pour que cela serve réellement mes objectifs ? ». Cette distinction est cruciale, car elle change complètement l’approche : au lieu de chercher à publier beaucoup, il s’agit de publier juste et pertinent, à un rythme tenable sur la durée.

En bref :

  • La régularité prime sur la quantité : une publication cohérente deux fois par semaine surpasse dix publications bâclées en une journée.
  • Chaque réseau social demande une fréquence adaptée : Instagram tolère 1 à 3 posts quotidiens, tandis que LinkedIn préfère 2 à 3 par semaine.
  • Le contenu pertinent crée l’engagement : partager des conseils pratiques, des témoignages ou des réflexions génère bien plus d’interaction qu’un simple auto-promotion.
  • Une stratégie de contenu structure la démarche : calendrier éditorial, thématiques, formats variés (texte, vidéo, image, infographie) sont les fondations d’une communication cohérente.
  • L’analyse des données guide les ajustements : les statistiques de chaque plateforme révèlent ce qui fonctionne et ce qui mérite d’être revu.
  • L’interaction authentique renforce la fidélisation : répondre aux commentaires, poser des questions et créer du dialogue transforme des followers en communauté.

La régularité : le secret souvent oublié des entrepreneurs en ligne

Beaucoup d’entrepreneurs débutants imaginent qu’il suffit de publier énormément pour devenir visible sur les réseaux sociaux. C’est une erreur courante qui mène rapidement à l’épuisement. La réalité est tout autre : les algorithmes récompensent la constance, pas la frénésie. Publier trois fois par semaine de manière fiable crée une attente chez vos abonnés. Ils apprennent à reconnaître votre présence, à vous identifier comme une source fiable d’informations ou d’inspiration.

Considérez un thérapeute qui décide de publier un jour cinq articles d’affilée, puis disparaît pendant trois semaines. Son audience perd ses repères. Elle ne sait pas si elle peut compter sur lui, si le compte est encore actif. En revanche, un thérapeute qui publie chaque lundi et jeudi crée une habitude. Ses clients et prospects commencent à anticiper ses publications, à les partager, à commenter.

Cette régularité a un effet neuropsychologique : elle crée une forme de confiance. Celle-ci est d’ailleurs particulièrement importante dans le secteur du bien-être et de la santé mentale, où la confiance est le fondement même de la relation thérapeutique. Publier régulièrement démontre que vous prenez votre présence en ligne au sérieux, que vous vous engagez auprès de votre audience. Cela différencie les professionnels véritablement investis de ceux qui voient les réseaux sociaux comme une corvée.

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Pourquoi la constance surpasse la quantité brute

Les chiffres le confirment : un compte qui publie deux fois par semaine de manière constante génère généralement plus d’engagement qu’un compte qui alterne entre des semaines hyper-productives et des semaines creuses. La raison ? L’algorithme identifie cette régularité comme un signal positif. Les plateformes favorisent les comptes actifs et fiables, car cela garantit une meilleure expérience utilisateur.

Mais au-delà de l’algorithme, il y a un aspect plus humain. Vos abonnés sont des personnes avec leurs propres routines. Si vous publiez systématiquement le lundi matin, certains prendront l’habitude de consulter votre contenu à ce moment précis. Cette prévisibilité crée une connexion plus forte qu’une pluie aléatoire de publications.

Imaginons deux naturopathes : l’une publie sept fois par semaine pendant deux mois, puis s’arrête complètement pour deux mois. L’autre publie deux fois par semaine, sans interruption. La seconde construit progressivement une audience engagée et fidèle. La première crée des pics de visibilité suivis de désengagement total. Pour construire une présence durable, l’approche régulière gagne systématiquement.

Adapter sa fréquence de publication selon les plateformes et les objectifs

Chaque réseau social obéit à des règles qui lui sont propres. Instagram, TikTok, LinkedIn, Facebook n’ont ni la même culture, ni les mêmes attentes utilisateurs, ni les mêmes algorithmes. Appliquer la même stratégie de publication à toutes les plateformes est une erreur coûteuse en temps et en efficacité. L’approche gagnante consiste à comprendre la dynamique de chaque plateforme et à y adapter votre rythme.

Comprendre ces différences permet également de prioriser : si vos clients se trouvent principalement sur Facebook, pourquoi consacrer autant d’énergie à TikTok ? La clé est d’identifier d’abord où se trouve réellement votre audience, puis de concentrer vos efforts stratégiquement.

Plateforme Fréquence recommandée Meilleur timing Type de contenu privilégié
Instagram 1 à 3 publications par jour + Stories quotidiennes Entre 11h et 13h en semaine Visuels, Reels, carrousels, témoignages
Facebook 2 à 4 publications par semaine Entre 13h et 16h en semaine Articles, vidéos, discussions, annonces d’événements
LinkedIn 2 à 3 publications par semaine Entre 10h et 12h, mardi à jeudi Articles professionnels, études de cas, réflexions sectorielles
TikTok 3 à 7 vidéos par semaine Entre 17h et 22h en semaine Vidéos courtes, tendances, coulisses, humour bienveillant
Pinterest 1 à 5 épingles par jour (programmées) Tout au long de la journée Infographies, tableaux d’inspiration, guides visuels

Cette différenciation n’est pas arbitraire. Elle découle directement du comportement des utilisateurs. Sur Instagram, les gens scrollent régulièrement et s’attendent à une certaine densité de contenu. Sur LinkedIn, les professionnels consultent généralement deux ou trois fois par jour et préfèrent de la substance à du superflu. TikTok fonctionne sur l’addictivité et la découverte, justifiant un rythme plus soutenu.

Instagram : l’importance de la présence visuelle quotidienne

Instagram est avant tout une plateforme visuelle. Une photo de mauvaise qualité ou un texte sans image ne générera qu’une fraction de l’engagement qu’aurait reçu un contenu bien présenté. Pour les professionnels du bien-être, c’est une opportunité remarquable de montrer son environnement, ses outils, son approche.

Une coach en bien-être qui partage chaque matin un rappel bienveillant accompagné d’une belle photo d’une tasse de thé ou d’un espace de méditation construit progressivement une atmosphère. Ses abonnés reconnaissent son style, s’attachent à son univers. Les Stories quotidiennes jouent également un rôle crucial : elles maintiennent le lien sans nécessiter un post complet, parfait pour les coulisses, les mises à jour rapides ou les interactions directes.

Sur Instagram, privilégier les Reels (courtes vidéos) augmente considérablement la portée organiquement. L’algorithme de 2026 favorise davantage les vidéos que les images statiques. Un reel montrant une technique de respiration ou un conseil rapide sera vu par beaucoup plus de personnes qu’une simple image.

Facebook : la plateforme de la communauté et du dialogue

Facebook a évolué. Ce n’est plus le réseau social du partage purement personnel. C’est devenu un lieu où les communautés se forment, où les entreprises et les professionnels créent du lien avec leurs clients. Pour quelqu’un qui propose du coaching en développement personnel ou en santé mentale, Facebook offre des possibilités intéressantes.

Un psychopraticien pourrait créer un groupe Facebook fermé pour ses clients actuels et passés, un espace de partage sécurisé. Sur sa page professionnelle, publier deux à quatre fois par semaine avec du contenu qui encourage la discussion—questions, sondages, articles de réflexion—crée une présence pertinente sans saturer le fil d’actualité.

Les vidéos et les articles longs trouvent un meilleur accueil sur Facebook qu’ailleurs. Les utilisateurs de cette plateforme ont souvent plus de temps et apprécient les contenus substantiels. C’est l’endroit idéal pour partager un article de blog avec un chapeau explicatif, une vidéo d’explication ou une infographie détaillée.

LinkedIn : l’expertise au service de la crédibilité professionnelle

LinkedIn est le réseau de la profesionnalité. Pour les praticiens du bien-être qui souhaitent aussi attirer des clients B2B (interventions en entreprise, formations, collaborations), LinkedIn est incontournable. Mais ici, la fréquence est bien plus faible : deux à trois publications par semaine suffisent amplement.

Pourquoi ? Parce que LinkedIn récompense la qualité de manière très significative. Un article bien argumenté sur l’impact du stress au travail, un retour d’expérience d’un coaching réussi ou une réflexion sur les tendances du secteur génère de l’engagement véritable. Les discussions sont plus profondes, les connexions plus sérieuses.

Pour un thérapeute ou un coach, LinkedIn offre la possibilité de se positionner comme expert reconnu. Publier moins fréquemment mais avec du contenu réfléchi crée une impression de profondeur et de sérieux. Cela attire les bonnes personnes : celles qui recherchent une véritable expertise, pas du divertissement.

Définir son propre rythme : une question de ressources et d’objectifs

La question que se posent tous les entrepreneurs débutants est la même : « À quelle fréquence dois-je vraiment publier pour réussir ? » La réponse dérangeante est : ça dépend. Mais cette dépendance n’est pas magique ou aléatoire. Elle repose sur trois piliers concrets : vos objectifs commerciaux, les ressources dont vous disposez, et les caractéristiques de votre audience cible.

Beaucoup de nouveaux professionnels pensent qu’il faut d’abord trouver la fréquence « parfaite » universelle. C’est une erreur. Il est bien plus utile de commencer par comprendre sa propre situation, ses contraintes et ses ambitions.

Évaluer honnêtement ses ressources disponibles

Créer du contenu de qualité prend du temps. Une vidéo de trois minutes nécessite de la préparation, du tournage et de l’édition. Un article réfléchi demande de la documentation et de l’écriture. Une infographie demande soit du talent en design, soit un investissement financier. La première question à se poser est donc : combien de temps puis-je réellement consacrer à la création de contenu chaque semaine ?

Un entrepreneur solo qui gère une pratique privée n’a pas les mêmes possibilités qu’une équipe de trois personnes. Forcer une fréquence qui dépasse vos capacités mène à l’épuisement, à la baisse de qualité, puis à l’abandon complet. C’est un piège classique.

Si vous pouvez consacrer quatre heures par semaine à la création de contenu, c’est déjà significatif. Ces quatre heures pourraient servir à produire deux articles développés, quatre petites vidéos, ou une combinaison variée. Si vous en avez douze heures, vous pouvez diversifier davantage. L’important est de choisir une fréquence tenable sur la durée, plutôt qu’une fréquence ambitieuse qui s’effondrera après trois mois.

Tester différents rythmes et analyser les résultats

La théorie est utile, mais c’est l’expérimentation qui révèle ce qui marche vraiment pour vous. Pendant un mois, testez une fréquence spécifique : par exemple, trois publications par semaine sur Instagram. Notez les résultats : taux de like, nombre de commentaires, nouvelles mentions, visites de profil.

Le mois suivant, réduisez à deux publications par semaine et comparez. Augmentez un autre mois. Essayez différents horaires. Testez différents types de contenu. Cette approche expérimentale, guidée par les données réelles de votre compte, est incomparablement plus utile que de suivre les recommandations générales.

Vous découvrirez peut-être, par exemple, que vos abonnés sont très engagés avec les vidéos courtes publiées le soir, mais peu intéressés par les images statiques le matin. Ou que trois publications en semaine génèrent plus d’engagement total que cinq. Ces insights spécifiques à votre audience sont de l’or en poudre.

Aligner sa fréquence avec ses objectifs clairs

Avant de définir votre fréquence, clarifiez vos objectifs. Cherchez-vous à générer des demandes de consultation ? À construire une communauté engagée ? À établir votre autorité dans un domaine ? À fidéliser des clients existants ? Les réponses à ces questions changent complètement la stratégie.

Un thérapeute qui cherche à remplir son agenda de consultations n’a pas besoin d’une présence titanesque sur TikTok. Il a plutôt besoin d’une communication cohérente, régulière sur ses canaux principaux, montrant son expertise et sa bienveillance. Quelques articles par semaine associés à une bonne présence locale suffisent.

En revanche, quelqu’un qui lance un programme d’accompagnement en ligne à audience large aura intérêt à une présence plus dynamique, avec du contenu gratuit abondant qui montre la valeur de son approche. Vos objectifs dictent votre stratégie ; ne l’oubliez pas.

Quelle sorte de contenu vraiment engager votre audience

La fréquence n’est que la moitié de l’équation. L’autre moitié, c’est le contenu lui-même. Publier quotidiennement des photos vides de sens ou des messages promotionnels constants épuise l’audience bien plus vite qu’une publication hebdomadaire riche en valeur. C’est pourquoi le choix de quoi publier est au moins aussi important que le choix de quand publier.

Dans le secteur du bien-être et de la santé mentale, les gens recherchent avant tout deux choses : de la valeur (conseils, éducation, ressources) et de l’humanité (connexion, authenticité, récit). Un contenu qui combine les deux est inarrêtable.

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Le contenu éducatif : vos meilleures armes de crédibilité

Les conseils pratiques, les techniques, les explications scientifiques simples : ce contenu fonctionne parce qu’il remplit le besoin principal de votre audience. Un naturopathe qui partage une technique de respiration simple pour gérer l’anxiété fournit immédiatement de la valeur. Un psychothérapeute qui explique les mécanismes de la procrastination valide les difficultés de ses abonnés.

Ce type de contenu génère plusieurs bénéfices simultanément : il montre votre expertise, il aide vraiment les gens, il est facilement partageable, et il positionne votre compte comme une ressource fiable. C’est pour cette raison que le contenu éducatif devrait représenter environ 60 à 70 % de votre publication.

Les formats varient : un infographie expliquant les signes du burnout, une vidéo courte présentant un exercice de méditation, un article détaillé sur les troubles du sommeil. L’important est que chaque élément apporte une connaissance utile immédiatement applicable.

Les témoignages et histoires personnelles : la connexion authentique

Les gens ne se connectent pas aux entreprises abstraites, ils se connectent aux histoires. Quand une coach partage comment elle a elle-même surmonté la peur de prendre la parole en public avant de devenir coach, quelque chose de puissant se déclenche chez les abonnés. Ils se reconnaissent, ils imaginisent le changement possible.

Les témoignages de clients (avec accord et discrétion) sont aussi extrêmement puissants. Évidemment, c’est à adapter à votre éthique professionnelle : vous pouvez partager des retours anonymes, des évolutions visibles sans révéler l’identité, des questions-réponses qui illustrent votre approche.

Ce contenu personnel devrait représenter environ 20 à 30 % de vos publications. Pas plus, sinon vous risquez de basculer dans une surexposition personnelle. Pas moins, sinon votre audience ne verra en vous qu’un expert distant plutôt qu’une personne réelle avec de l’empathie.

Les contenus d’interaction : créer un dialogue véritable

Les questions, les sondages, les appels à partage : ces contenus transforment une relation « broadcaster-spectateur » en véritable dialogue. Un thérapeute qui demande « Quel est votre plus grand défi en ce moment ? » ne cherche pas juste une réponse, il montre qu’il s’intéresse véritablement à ses abonnés.

Ces contenus interactifs cumulent plusieurs avantages : l’algorithme adore les interactions (commentaires, partages), votre audience se sent entendue et valorisée, et vous obtenez un retour direct sur ce qui préoccupe réellement vos clients potentiels. C’est du research gratuit et de la fidélisation en même temps.

Ces contenus peuvent représenter 5 à 10 % de vos publications. L’économie du contenu suggère une distribution approximative : 60-70 % éducatif, 20-30 % humain/personnel, 5-10 % interactif. Cela crée un équilibre qui maintient l’intérêt sans noyer votre audience.

Construire une stratégie de contenu cohérente pour tenir dans la durée

Publier régulièrement sans plan est comme naviguer sans boussole. Vous vous agitez beaucoup mais ne savez pas vraiment où vous allez. Une stratégie de contenu transforme vos publications isolées en une symphonie cohérente qui progresse vers vos objectifs. C’est particulièrement important pour les entrepreneurs débutants qui disposent de peu de ressources et ne peuvent donc pas se permettre de gaspiller des efforts.

Une bonne stratégie de contenu repose sur plusieurs fondations : une compréhension claire de qui vous servez, une vision de ce que vous voulez communiquer, une cohérence thématique sur la durée, et une organisation pratique qui rend la création de contenu fluide plutôt que chaotique.

Créer un calendrier éditorial : l’organisation au service de la liberté

Un calendrier éditorial n’est pas une cage, c’est une liberté. Quand vous savez ce que vous allez publier les deux prochaines semaines, vous gagnez en sérénité. Vous pouvez préparer le contenu à l’avance, vous pouvez repérer les redondances ou les manques, vous pouvez même programmer vos publications pour qu’elles se fassent automatiquement.

Un calendrier simple peut être une feuille de calcul classique avec les dates, les horaires, le type de contenu et le sujet. Quelque chose du type : « Lundi 10 à 14h : Article éducatif sur les 5 signes de la dépression », « Mercredi 14 à 11h : Vidéo : technique de respiration carrée », « Vendredi 17 à 18h30 : Sondage : quel est votre principale source de stress ? »

Planifier sur quatre à huit semaines à l’avance permet une cohérence thématique : par exemple, une semaine focalisée sur l’anxiété, la semaine suivante sur le sommeil, etc. Cela facilite pour votre audience de vous suivre thématiquement, et c’est aussi plus efficace pour votre création de contenu (vous créez tout ce qui tourne autour de l’anxiété d’un coup plutôt que de sauter d’un sujet à l’autre).

Définir les piliers thématiques de votre communication

Les piliers thématiques sont les grands sujets autour desquels vous organisez votre contenu. Pour un coach en confiance, les piliers pourraient être : « Techniques pratiques », « Témoignages et transformations », « Démystifier les croyances limitantes », « Actualités et tendances du secteur ». Chaque publication dépend d’un pilier.

Cela crée une structure qui vous aide à ne pas vous éparpiller. Vous ne publierez pas sur dix mille sujets différents mais plutôt, semi-régulièrement, sur les trois à cinq grands domaines qui définissent votre expertise et ce que vous offrez. Cet ancrage thématique renforce progressivement votre positionnement.

Pour un thérapeute du bien-être, les piliers pourraient être : « Conseils santé », « Cas d’études (anonymes) », « Mythes à débunker », « Ressources gratuites », « Mises à jour professionnelles ». En alternant entre ces piliers plutôt qu’en publiant au hasard, vous créez une cohérence progressive qui finit par être très reconnaissable.

Varier les formats pour maintenir l’intérêt

Même un contenu excellent devient ennuyeux s’il est toujours présenté du même façon. Si vous publiez uniquement du texte, vous vous adressez à une fraction seulement de votre audience. D’autres préfèrent les vidéos, d’autres les infographies, d’autres les discussions.

La variation des formats doit être intentionnelle mais non compliquée. Par semaine, vous pourriez faire : une vidéo courte (conseil, technique, témoignage), un article texte approfondi, une infographie ou une image « citation » avec un message clé. Cela demande peu plus d’effort qu’une seule forme répétée, mais change radicalement le résultat.

Les vidéos courtes (reels, shorts, TikToks) sont particulièrement précieuses en 2026 : elles bénéficient d’une très meilleure portée organique que les images statiques. Même si vous les trouvez intimidantes au départ, apprendre à les créer simplement (téléphone, lumière naturelle, message clair) est un investissement qui paie rapidement.

Mesurer son impact : comprendre ce qui fonctionne vraiment

Publier est une activité. Mesurer les résultats est une science. Sans analyse, vous publiez à l’aveugle. Avec une analyse régulière, vous pilotez votre stratégie en vous basant sur des réalités, pas des suppositions. Cela ressemble à la différence entre conduire les yeux fermés et conduire en regardant la route.

Vous n’avez pas besoin d’être un expert en data pour bénéficier des analytics. Les plateformes elles-mêmes fournissent des informations très utilisables directement dans les insights natifs.

Les métriques clés à suivre régulièrement

Ne vous perdez pas dans des douzaines de chiffres. Focalisez-vous sur les quatre ou cinq métriques qui importent réellement : la portée (combien de personnes voient vos posts), l’engagement (likes, commentaires, partages), le taux de clics (combien de gens cliquent sur vos liens), les nouvelles mentions ou suiveurs, et si applicable, les visites de votre site web ou les demandes de consultation directes.

Chaque mois, comparez ces chiffres avec le mois précédent. Plutôt que de vous concentrer sur les chiffres absolus (qui peuvent être bas au départ), regardez les tendances. Progressez-vous ? Stagnez-vous ? Décrochez-vous ? La direction est plus importante que la position.

Un autre indicateur moins évident mais puissant : la qualité des commentaires. Avez-vous des questions substantielles ? Des personnes qui partagent leur histoire ? Des interactions qui montrent une audience engagée ? Ou seulement des « likes » vides ? Les interactions authentiques sont des signaux d’une audience vraiment connectée à votre contenu.

Tester pour optimiser : l’expérience permanente

Les données révèlent rapidement ce qui marche. Vous publiez un type de contenu et il génère beaucoup moins d’engagement qu’un autre ? Changez. Vous remarquez qu’une heure de publication donne des résultats très supérieurs ? Adoptez-la. C’est du pragmatisme pur.

Testez une variable à la fois pour voir clairement ce qui change les résultats. Une semaine : changez uniquement l’horaire de publication. La semaine suivante : gardez ce nouvel horaire mais changez le format du contenu. Progressivement, vous affinez votre approche en fonction de données réelles plutôt que de théorie.

Référencez-vous des ressources fiables sur la gestion de votre présence en ligne pour comprendre comment chaque élément s’intègre dans une stratégie globale cohérente. De même, explorer comment choisir les bonnes plateformes vous aidera à investir votre temps où c’est réellement rentable.

Adapter sa stratégie en continu sans paniquer face aux fluctuations

Il y aura des semaines où votre engagement baisse. Ce n’est pas un échec, c’est normal. Les réseaux sociaux fluctuent pour mille raisons : des changements d’algorithme, la saisonnalité, les jours fériés. Ce qui importe est la tendance générale sur plusieurs mois, pas chaque semaine isolée.

Une approche solide consiste à mesurer mensuellement, mais à ignorer les variations quotidiennes. Si vos chiffres globaux sur quatre semaines montrent une progression malgré quelques baisses ponctuelles, vous êtes sur la bonne voie. Si sur quatre mois consécutifs tout s’effondre, c’est le moment de reconsidérer quelque chose.

Parfois, c’est la fréquence qui doit changer. Parfois, c’est le type de contenu. Parfois, c’est simplement la patience qui manque (de nombreux comptes prennent 6 à 12 mois pour vraiment décoller). L’important est d’ajuster de manière réfléchie, pas panic.

Transformer le défi en opportunité : pourquoi publier régulièrement c’est gagner

Pour un entrepreneur débutant en bien-être, publier régulièrement sur les réseaux sociaux est souvent perçu comme une corvée supplémentaire, une tâche parmi tant d’autres. Pourtant, c’est une des rares activités qui crée de la valeur compoundée : chaque publication sert longtemps, construisant progressivement votre crédibilité, touchant des gens que vous n’auriez jamais rencontrés, et fidélisant progressivement une audience.

Votre présence régulière sur les réseaux sociaux transforme des personnes qui ne vous connaissaient pas en clients, en communauté, en ambassadeurs de votre travail. C’est peut-être la forme de marketing la plus accessible aujourd’hui : aucun budget requis (juste du temps), aucune compétence spécialisée (juste de l’authenticité), aucune limite de portée (vos idées peuvent atteindre des milliers de personnes).

Commencez modestement. Choisissez une plateforme où votre audience réside. Décidez d’une fréquence réaliste (deux fois par semaine est déjà un bon début). Créez un calendrier très simple pour les trois prochaines semaines. Lancez-vous. Mesurez. Ajustez légèrement. Recommencez.

En parallèle, explorez comment élaborer un plan de contenu efficace qui intègre vos réseaux sociaux dans une stratégie globale cohérente. Une présence sur les réseaux gagne énormément quand elle est alignée avec une présence en ligne solide et structurée.

Après trois mois de régularité, vous verrez les premiers signes : des commentaires plus substantiels, des demandes de renseignements plus nombreuses, une sensation d’avoir établi un lien avec votre audience. C’est à ce moment que la publication régulière cesse d’être une corvée et devient simplement votre manière naturelle de partager votre expertise avec le monde.